Réforme des retraites : la solution alternative à l’âge pivot se fait attendre

Posted on

Accélérer l’augmentation de la durée de cotisation

Les syndicats semblent de leur côté ouverts à retarder un peu l’âge effectif de départ en retraite, à condition que cela ne constitue pas la seule mesure pour combler le déficit. Trois mesures en ce sens ont été chiffrées.

La première passe par une accélération de la réforme Touraine de 2014 qui prévoit l’augmentation de la durée de cotisation requise d’un trimestre tous les trois ans pour les générations nées à partir de 1956 et jusqu’à 1973 si elles veulent prétendre à une retraite à taux plein. Les générations de 1960 à 1964 verraient alors leur durée de cotisation rallongée d’un trimestre par an pour atteindre 43 ans plus rapidement. Ce qui rapporterait 3,9 milliards d’euros en 2027.

Une seconde piste permettrait de dégager 5 milliards d’euros, augmentant d’un trimestre par an la durée de cotisation des générations nées de 1960 à 1968. La durée de cotisation requise passerait ainsi à 44 ans pour les générations nées à partir de 1968, quand la loi Touraine la plafonnait à 43 ans à partir de la génération 1973.

La troisième option s’approche de l’âge pivot initialement prévu par le gouvernement. Cet âge, aussi appelé âge minimal du taux plein, augmenterait de 4 mois par an pour les générations nées de 1960 à 1965, pour passer progressivement de 62 à 64 ans. En échange, l’âge d’annulation de l’actuelle décote reculerait de 67 ans à 65 ans. Le rendement espéré plafonnerait à 10,8 milliards d’euros. Mais les évaluations présentées montrent que cette mesure permettrait d’augmenter légèrement les pensions, contrairement à l’augmentation de la durée de cotisation, notamment pour les plus « bas salaires » (+ 3,9 %). Le temps passé à la retraite baisserait fortement, mais les plus bas salaires, qui n’ont souvent pas des carrières complètes et peuvent avoir à travailler jusqu’à 67 ans, seraient avantagés.

Lire l’article